![]() ![]()
|
![]() |
ARTICLES
IMPRIMER
Bible, violence et guerres : où loge Dieu dans les conflits de l'Histoire?
par Gilles Bernier, 2009-10-19
Voici une accusation bien connue contre le Dieu judéo-chrétien et la Bible (Ancien Testament en particulier) :
«La Bible est remplie de violence et de guerre, particulièrement dans l'Ancien Testament. Qu'on cesse de nous parler d'un Dieu d'amour». Il faut pourtant replacer les guerres de la Bible dans les contextes décrits ici. NOTE : Les parties de citations entre crochets [ ] sont ajoutées pour aider à la compréhension du texte et du contexte biblique. Ce texte se veut une réflexion sur deux sujets connexes: 1) d'une part, les guerres dans la Bible d'un "Dieu d'amour" et 2) d'autre part, la préférence supposée de ce Dieu pour un peuple seulement; Israël. Contrairement à ce que je fais le plus souvent, je laisserai ici davantage parler le texte de la Bible pour s'éclairer par lui-même.
Voici une accusation bien connue contre le Dieu judéo-chrétien et la Bible (Ancien Testament particulièrement) : Il est vrai que la Bible parle sans détour de réalités plutôt que de faire comme si celles-ci n'existaient pas. On y trouve l'évidence des péchés ou faiblesses, même chez les hommes de Dieu et les prophètes; ce que n'avouent pas les autres écrits religieux dits sacrés. Dans la Bible, même les prophètes de Dieu confessent leurs péchés personnels en répandant leur coeur devant Dieu. Daniel : «Je parlais encore, je priais, je confessais mon péché et le péché de mon peuple d’Israël (...)», (Dn 9.20). Esaïe (Isaïe): «Alors je dis : Malheur à moi ! je suis perdu, car je suis un homme dont les lèvres sont impures (...), (Es 6.5). Élie : «Pour lui, il alla dans le désert où, après une journée de marche, il s’assit sous un genêt, et demanda la mort, en disant : C’est assez ! Maintenant, Eternel, prends mon âme, car je ne suis pas meilleur que mes pères (1Rois 19.4). En fait, les guerres de la Bible constituent-elles une preuve de défaillance, ou plutôt une preuve d'honnêteté intellectuelle inhabituelle chez les religions païennes (comme ces "religions de paix" nées par la guerre)?
Il faut replacer les guerres de la Bible dans les contextes décrits ici:
Une parenthèse à ouvrir ici, c'est que lorsqu'on juge l'Ancien Testament, ou la Bible d'avant Jésus-Christ, il faut le faire dans le contexte de l'époque. Plusieurs peuples frappés par la guerre maltraitaient et opprimaient leurs concitoyens. Les villes détruites étaient souvent déjà remplies d'une grande violence. Et si d'une part on peut se révolter contre la mort d'enfants innocents, d'autre part plusieurs de ces peuples pratiquaient les sacrifices humains, en offrant de leurs propres enfants à leurs divinités, chose qui n'est jamais venue à la pensée du Dieu dit judéo-chrétien. Car les enfants de Juda ont fait ce qui est mal à mes yeux,Tout comme le peuple des Incas en Amérique du Sud qui pratiquaient des sacrifices rituels et politiques d'enfants et d'adolescents en bonne santé, il y a quelques siècles à peine (peuple pourtant décrit comme très avancé par nos historiens), les juifs et d'autres nations qu'ils imitèrent il y a des millénaires, ont pratiqué aussi le sacrifice humain des enfants. Mais cela n'a jamais été approuvé de Dieu. Nous avons donc ici un exemple de châtiment envers un peuple qui déjà nourrit la souffrance en son sein: Ils m’ont abandonné, ils ont profané ce lieu,Lorsque Dieu met Abram (Abraham) à l'épreuve en lui demandant d'offrir son fils, il le fait pour voir si ce dernier obéira et fera comme les nations envers les dieux païens. Mais il l'arrête au moment où il voit son obéissance: Alors l’ange de l’Eternel l’appela des cieux, et dit : Abraham ! Abraham ! Et il répondit : Me voici !Dieu serait-il contre certains peuples et en faveur d'un autre; nommons-le: Israël ? La réponse par la conquête de Jéricho Nous trouvons un exemple dans le récit de la conquête de Jéricho. Dieu a-t-il été exclusivement avec les Hébreux de la génération suivant celle qui avait quitté l'Égypte lors du grand Exode, sous la conduite de Moïse? Non. Nous lisons que Dieu, après l'Exode, avait laissé un temps assez long aux peuples vivant en Canaan pour qu'ils changent de conduite et vivent. Dieu était donc pour le peuple en Canaan et donc faisait preuve de patience envers Jéricho et d'autres villes. Dans les faits, lors de la conquête de Canaan par les Hébreux, Josué, leur chef militaire, successeur de Moïse, respecte l'entente convenue entre une prostituée et deux espions hébreux qu'elle a cachés pour leur sauver la vie. Mais elle seule et ses proches sauveront leur vie. Que faut-il y voir? Un enseignement sur le salut (lire : la délivrance du jugement par la grâce ou don gratuit de Dieu). Comprenez bien cette révélation. Dieu laisse la vie à une prostituée et sa famille, parce qu'elle démontre un repentir réel. Mais qu'est-ce qui lui inspire ce repentir? Une grande crainte fondée sur la conviction de ce qui est sur le point d'arriver et basé sur la nature du Dieu Saint qu'elle ne connaît pas encore. Voici le témoignage étonnant de cette femme: «La femme prit les deux hommes, et les cacha [...] Elle les avait fait monter sur le toit, et les avait cachés sous des tiges de lin, qu’elle avait arrangées sur le toit. [...] Rahab monta vers eux sur le toit et leur dit : L’Eternel, je le sais, vous a donné ce pays, la terreur que vous inspirez nous a saisis, et tous les habitants du pays tremblent devant vous. Car nous avons appris comment, à votre sortie d’Egypte, l’Eternel a mis à sec devant vous les eaux de la mer Rouge, et comment vous avez traité les deux rois des Amoréens au delà du Jourdain, Sihon et Og [...] Nous l’avons appris, et nous avons perdu courage, et tous nos esprits sont abattus à votre aspect ; car c’est l’Eternel, votre Dieu, qui est Dieu en haut dans les cieux et en bas sur la terre. Et maintenant, je vous prie, jurez–moi par l’Eternel que vous aurez pour la maison de mon père la même bonté que j’ai eue pour vous. Donnez–moi l’assurance que vous laisserez vivre mon père, ma mère, mes frères, mes sœurs, et tous ceux qui leur appartiennent, et que vous nous sauverez de la mort » (extrait de Josué 2.8-13).Voilà comment elle perçoit la ville imprenable aux larges murailles, devant le vrai Dieu. La façon dont l'Égypte a été jugée une génération plus tôt a eu des répercussions jusqu'à des lieux de là durant les décennies suivantes. Une puissance impérialiste à son apogée a été frappée de Dieu et humiliée. Le récit des plaies et du jugement de l''Égypte précédant et accompagnant l'Exode (la grande sortie du peuple hébreu) s'est transmis au gré des voyages et des récits des pères à leurs enfants, ainsi que les premières victoires de la nouvelle génération des Hébreux, de l'autre côté du fleuve. Aussi, quand les habitants de la ville fortifiée de Jéricho apprennent que les Hébreux ont cessé d'errer et sont en route vers eux, ils sont saisis d'une grande peur, mais non pas de cette assurance qui mène à un changement de conduite comme dans le cas de Rahab. Ils ont seulement la crainte d'être conquis, alors que Rahab connue comme une prostituée se distingue. Comment se distingue-t-elle ? Elle a pourtant entendu ces mêmes récits concernant le jugement contre l'Égypte. Mais elle croit que l'heure de Jéricho a aussi sonné, car elle ne voit pas chez ses concitoyens une crainte respectueuse de Dieu. Parce qu'elle croit en la réalité de ce Dieu et qu'elle expérimente une crainte respectueuse de Lui et de sa sainteté, elle fait alliance avec deux représentants du peuple des Hébreux et implore la grâce sur elle et sur les siens au sens le plus large possible. Sa maison devait être bien remplie le jour de la chute de Jéricho. La condition à respecter en plus de son changement de conduite suscité par sa foi, est le témoignage du fil écarlate (rouge) qui sera suspendu à sa fenêtre en guise de signe pour les conquérants, lors de l'invasion prochaine.
Les choses se concrétisent telles que Rahab les anticipe et Josué, à la demande de ses espions éclaireurs et sur le signe du fil rouge suspendu à la fenêtre, accepte d'épargner cette femme et sa famille (maison). Or qu'avons-nous ici? Nous trouvons
3) le principe hébraïque du minimum requis pour établir un témoignage recevable; la déclaration d'au moins deux ou trois témoins. Les deux espions deviennent devant Josué et le peuple, les témoins pouvant attester du repentir de Rahab et de l'entente intervenue entre les deux parties. Donc, Dieu n'est pas contre les peuples de la Terre. Le prophète Jonas, envoyé à Ninive la grande ville assyrienne, ennemie de son peuple Avec Ninive, la grande ville assyrienne, nous voyons un autre exemple flagrant du clan où Dieu loge. Les Hébreux se sont détournés de lui et ont multiplié les péchés. Dieu se détourne d'eux. Ils sont allés jusqu'à :
Dieu s'est détourné de ceux qui ont marché pour un temps avec lui. À ce moment, Jonas, issu du peuple juif conquis, doit faire un appel à la repentance à la ville ennemie, haïe des deux royaumes divisés d'Israël. Ninive, il faut le rappeler, est la grande ville assyrienne de la nation conquérante d'Israël. Le prophète Jonas doit aller y porter un message. Si les habitants de la capitale de l'Assyrie ne réforment pas leurs voies et ne se tournent pas humblement vers Dieu, la ville sera détruite (comme l'ont été dans le passé, d'autres grandes villes). Après avoir lutté un temps contre Dieu pour fuire cette mission en s'embarquant sur le premier navire marchand pour une direction éloignée du bassin méditérranéen (navire de Tarsis), Jonas finit par revenir et répondre à l'appel. Parcourant les rues de Ninive, il proclame que Dieu donne quarante jour (ce qui signifie un temps assez court) pour changer de conduite et se tourner vers Dieu. Puis il va s'asseoir à l'écart de la ville pour l'observer, attendant de voir sa destruction. Mais, comble du "malheur" du point de vue de Jonas comme ce le serait pour tout peuple sous l'emprise d'un tel envahisseur, Ninive s'humilie sous décret du roi et le jugement est reporté. Voici ce que dit le prophète irrité contre la grâce de Dieu qui épargne Ninive : «Dieu vit qu’ils agissaient ainsi et qu’ils revenaient de leur mauvaise voie. Alors Dieu se repentit du mal qu’il avait résolu de leur faire, et il ne le fit pas. Cela déplut fort à Jonas, et il fut irrité. Il implora l’Eternel, et il dit : Ah ! Eternel, n’est–ce pas ce que je disais quand j’étais encore dans mon pays ? C’est ce que je voulais prévenir en fuyant à Tarsis. Car je savais que tu es un Dieu compatissant et miséricordieux, lent à la colère et riche en bonté, et qui te repens du mal. Maintenant, Eternel, prends–moi donc la vie, car la mort m’est préférable à la vie. L’Eternel répondit : Fais–tu bien de t’irriter ?» (Jonas 3.10 à 4.4)Encore une fois, Dieu n'est pas le Dieu d'un seul peuple, dans le contexte celui d'Israël, mais Il est Maître de l'univers et Dieu de tous (potentiellement). Le prophète Élie hébergé chez une veuve étrangère, alors qu'il n'a plus droit de cité en Israël Toujours dans le contexte de jugements historiques contre Israël, Élie appelle au repentir (au retour vers Dieu). Mais il doit bientôt se cacher lorsque vient la persécution violente contre les prophètes du pays. Après avoir été caché pour un temps près d'un torrent, la sécheresse annoncée par Élie finit par tarir ce cours d'eau aussi. Élie est alors envoyé par Dieu vers une veuve étrangère sur le point de manquer de nourriture, mais au coeur de qui Dieu a déjà parlé en ordonnant de nourrir le prophète qui viendra vers elle. La pauvre veuve à qui il reste juste assez d'huile et de farine pour préparer un repas pour elle et son fils finit par se laisser convaincre d'exercer l'hospitalité envers son inhabituel visiteur. Par sa foi, la veuve sauve sa famille de la famine. « Et elle répondit : L’Eternel, ton Dieu, est vivant ! je n’ai rien de cuit, je n’ai qu’une poignée de farine dans un pot et un peu d’huile dans une cruche. Et voici, je ramasse deux morceaux de bois, puis je rentrerai et je préparerai cela pour moi et pour mon fils ; nous mangerons, après quoi nous mourrons. Elie lui dit : Ne crains point, rentre, fais comme tu as dit. Seulement, prépare–moi d’abord avec cela un petit gâteau, et tu me l’apporteras ; tu en feras ensuite pour toi et pour ton fils. Car ainsi parle l’Eternel, le Dieu d’Israël : La farine qui est dans le pot ne manquera point et l’huile qui est dans la cruche ne diminuera point, jusqu’au jour où l’Eternel fera tomber de la pluie sur la face du sol. Elle alla, et elle fit selon la parole d’Elie. Et pendant longtemps elle eut de quoi manger, elle et sa famille, aussi bien qu’Elie. La farine qui était dans le pot ne manqua point, et l’huile qui était dans la cruche ne diminua point, selon la parole que l’Eternel avait prononcée par Elie ». (1 Rois 17.12-16)Jésus lui-même se sert de cet exemple pour démontrer que Dieu n'est pas le Dieu d'un seul clan, mais qu'en réalité, sa grâce est pour tous ceux qui se tournent vers lui et se détournent de leur mauvaises voies. Cette veuve de Sarepta n'a pas trouvé Dieu parce qu'elle était pauvre (gagner son salut par les oeuvres). Elle a trouvé Dieu parce qu'elle a cru en Dieu suffisamment pour transposer en actions la Parole de Dieu reçue. « Jésus leur dit : Sans doute vous m’appliquerez ce proverbe : Médecin, guéris–toi toi–même ; et vous me direz : Fais ici, dans ta patrie, tout ce que nous avons appris que tu as fait à Capernaüm. Mais, ajouta–t–il, je vous le dis en vérité, aucun prophète n’est bien reçu dans sa patrie. Je vous le dis en vérité : il y avait plusieurs veuves en Israël du temps d’Elie, lorsque le ciel fut fermé trois ans et six mois et qu’il y eut une grande famine sur toute la terre ; et cependant Elie ne fut envoyé vers aucune d’elles, si ce n’est vers une femme veuve, à Sarepta, dans le pays de Sidon. Il y avait aussi plusieurs lépreux en Israël du temps d’Elisée, le prophète ; et cependant aucun d’eux ne fut purifié, si ce n’est Naaman le Syrien. Ils furent tous remplis de colère dans la synagogue, lorsqu’ils entendirent ces choses» (Luc 4.23-28).Nous voyons que la Bible ne prétend aucunement que Dieu et son Christ seraient pour Israël seulement. Éléments de réponse aux accusations principalement dirigées contre l'Ancien Testament Or, où trouvons-nous ces trois récits sur Rahab de la ville de Jéricho en Canaan, sur Jonas à Ninive, première ville d'Assyrie et sur la veuve sidonnienne qui hébergea un prophète juif nommé Élie ? Est-ce dans le Nouveau Testament (la partie de la Bible à partir de Jésus)? Non. Ce sont des éléments très explicites, même dès l'Ancien Testament (écrit de l'Ancienne Alliance avant la Nouvelle Alliance en Jésus). C'est la partie de la Bible où plusieurs interprètes qui tordent le sens des Écritures on voulu voir Dieu comme un Dieu «vengeur». Dieu n'est pas le Dieu d'un clan, Il est le Dieu universel; Il invite tous les hommes à se tourner vers Lui, pour entrer en alliance avec Lui. Déjà, dans la partie de la Bible commune aux chrétiens et aux Juifs, Dieu n'est pas le Dieu des Juifs uniquement alors qu'eux-mêmes, porteurs des Écritures, n'en ont pas pris conscience encore; autre preuve que la Bible n'est pas une création de l'homme, mais de l'Esprit divin, au dessus des partis pris. Mais, le bonheur et la paix ne sont pas donnés sans conditions Il est aussi établi que ceux qui sont ennemis de Dieu finissent tôt ou tard par en payer le prix. «Il n’y a point en moi de colère ;Dans la Bible, lorsque Dieu répète une déclaration (ici, la nécessité de faire la paix avec lui), c'est que la chose est extrêmement importante. Dans plusieurs cas, les guerres sont le fruit de la dureté du coeur humain Tout le monde est pour la paix, mais il y a la guerre. Les gens veulent la paix durable dans le monde, mais dans plusieurs foyers (maisons, familles), il n'y a pas la paix; c'est mari contre femme, frère contre soeur. Or s'il n'y a pas de paix dans la famille, cellule de base de toute société, comment y aurait-il la paix dans le monde? Comme si la somme de pièces défectueuses pouvaient donner un assemblage parfait... Essayez cela avec un avion de ligne commercial construit avec des milliers de pièces imparfaites pour voir. Qu'on ne s'y trompe pas, une paix mondiale ne durera jamais plus que quelques années dans un monde imparfait. Dans quelques cas, la guerre est un jugement de Dieu contre un peuple ou une nation Tantôt Dieu a utilisé les anciens Hébreux, puis les royaumes divisés d'Israël (Juda et Samarie) pour châtier des peuples. D'autres fois, inversement, des anciens peuples étrangers les ont châtiés (Babylonie, Syrie, Assyrie, Mèdes et Perses, empire de Rome). Mais en même temps qu'elle souligne l'opposition entre la nature humaine pécheresse et le caractère du Dieu Très Saint, la Bible communique aussi la solution. Le récit des événements sert de type (un exemple annonciateur d'une réalité plus grande représentée) pour communiquer un enseignement sur le salut. Dieu n'est pas contre les peuples, mais il est contre le mal, que la Bible appelle aussi "péché". Le mal est ce qui est contre la nature humaine destinée et appelée à être restaurée. Dieu n'est pas contre les nations, mais si son premier-né (Israël) ou une nation s'oppose à lui, elles ne peuvent avoir indéfiniment sa bénédiction. Il lui retirera bientôt sa bonté. «Eternel, notre Dieu, tu les exauças,Mais, n'est-il pas dit que selon la Bible Dieu est le Dieu d'Israël, premièrement, avant les nations? Oui. Parce que dans toutes les alliances avec des hommes depuis Adam jusqu'à la nouvelle alliance en Jésus-Christ, Dieu commence soit avec un homme et sa famille (ex. Adam, Noé), une famille ou un clan à travers une descendance (Abraham, Isaac, Jacob et leurs serviteurs), un peuple. Il lui a plu de faire d'Israël un royaume de prêtres pour tous les peuples. Mais cet appel ne s'est pas réalisé à ce jour, parce qu'ils n'ont pas voulu. «... vous serez pour moi un royaume de sacrificateurs [= prêtres] et une nation sainte[mise à part pour le service de Dieu]. Voilà les paroles que tu diras aux enfants d’Israël» (Exode 19.6).Or, si Israël était appelé à être un royaume de sacrificateurs (prêtres et enseignants), alors envers qui ce ministère devait-il être dirigé? Ou, en d'autres termes, qui devaient être les bénéficiaires d'un royaume composé de prêtres enseignants et donc bénéficier du pardon de Dieu et de ses bienfaits? Évidemment, non seulement l'Israël physique, mais aussi les nations, ou peuples ou personnes parmi ceux-ci, qui se détournent de leurs mauvaises voies, par la foi et un repentir sincère. Mais devant l'échec de cet appel, Dieu a pour un temps communiqué l'appel de l'évangélisation, à l'Église de Jésus-Christ, jusqu'à ce qu'Israël reconnaisse son Messie; la véritable identité de Jésus-Christ. C'est ce qu'expriment les apôtres dans le Nouveau Testament, lorsqu'ils interprètent les passages de l'Ancien Testament. Or, si les prémices sont saintes, la masse l’est aussi ; et si la racine est sainte, les branches le sont aussi.Sur la reconnaissance du Messie; véritable identité du Christ : Alors je répandrai sur la maison de David et sur les habitants de JérusalemAvec cette différence notable entre les alliances, toutefois, c'est que le sacrifice du Christ a été offert une fois pour toutes. Les sacrifices imparfaits devaient être répétés sans cesse, mais le parfait est venu avec son Esprit qu'il dispense et qui communique la loi de Dieu dans les coeurs de ceux qui l'ont vraiment reçu. Mais lui, parce qu’il demeure éternellement, possède un sacerdoce [une prêtrise] qui n’est pas transmissible.L'apôtre Pierre déclare à la foule qui se masse, suite à la guérison d'un homme boiteux de naissance et connu comme tel de tous ceux qui allaient au temple depuis des années : Le Dieu d’Abraham, d’Isaac et de Jacob, le Dieu de nos pères, a glorifié son serviteur Jésus, que vous avez livré et renié devant Pilate, qui était d’avis qu’on le relâchât.Ceux qui croient, d'entre les nations, font partie de la promesse faite à Abraham avant que le signe de la circoncision soit donné et bien avant que la loi soit donnée par Moïse: Heureux ceux dont les iniquités sont pardonnées,La descendance d'Abraham sera un canal pour bénir (faire du bien) aux nations: «Toutes les nations de la terre seront bénies en ta postérité [descendance], parce que tu as obéi à ma voix» (Genèse 22.18; aussi Ge. 18.18 et Ge. 26.4).Nous venons de lire qu'il est question d'une descendance spirituelle, selon l'interprétation déduite de la Bible par elle-même. Il s'agit de la descendance de ceux qui ont une foi comme celle d'Abraham : «Et il reçut le signe de la circoncision, comme sceau de la justice [position de juste] qu’il avait obtenue par la foi [...] afin d’être le père de tous les incirconcis [non-juifs] qui croient, pour que la justice leur fût aussi imputée [portée au compte, dette enlevée],Dans le contexte de l'Épître aux Romains, ce "tous" désigne tous ceux qui confient leur vie et leur devenir, à la grâce du Christ. Pour ce qui concerne ceux qui ont eu la loi et les alliances, la promesse est pour ceux qui ont une foi comme Abraham, de sorte que la descendance est spirituelle, et non pas toute la descendance de sang: «Esaïe, de son côté, s’écrie au sujet d’Israël :Car la loi sans la foi n'est rien. Voici encore cette parole du prophète Jean (dit le Baptiste): «Produisez donc du fruit digne de la repentance, et ne prétendez pas dire en vous–mêmes : Nous avons Abraham pour père ! Car je vous déclare que de ces pierres–ci Dieu peut susciter des enfants à Abraham. Déjà la cognée est mise à la racine des arbres : tout arbre donc qui ne produit pas de bons fruits sera coupé et jeté au feu. Moi, je vous baptise d’eau, pour vous amener à la repentance [donc à un changement de conduite, de direction et d'attitude]» (extrait de Matthieu 3.8-11)La foi se distingue de la loi, en ce que Dieu dispense son Esprit aux hommes qui le suivent et lui demandent, pour mettre sa loi dans leur coeur, selon qu'il est écrit : «La lettre tue mais l'Esprit vivifie» (extrait de 2eCorinthiens 3.6). C’est pourquoi Christ, entrant dans le monde, dit : Tu n’as voulu ni sacrifice ni offrande, Mais tu m’as formé un corps ;Alors, les deux Israël (celui des gens parmi Israël qui ont la foi dans le Messie choisi de Dieu et non par leurs critères et des incirconcis qui ont la foi en Christ) seront réunis en esprit. Mais Dieu, qui est riche en miséricorde, à cause du grand amour dont il nous a aimés,[L'Église, ce sont les enfants de Dieu par adoption, l'habitation de Dieu en esprit, et non l'édifice construit par les hommes] (Éphésiens 2.4-22). Il est donc faux de prétendre que Dieu serait le Dieu d'un seul peuple et contre les nations. Mais si des hommes s'élèvent contre lui et persitent à s'opposer à la connaissance de Dieu, ils en subiront la honte, même si cela devait prendre quelques décennies: «Il n’y a point en moi de colère ;Retour à la page d'accueil d'Eternite.net www.eternite.net
Merci de visiter Eternite.net |